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Pratiques professionnelles

Chiffrer un projet  ∨

Tout au long des étapes d’élaboration d’un projet l’Economiste doit appréhender l’estimation de celui-ci et ce, au fur et à mesure des évolutions et changements des options du bâtiment.Il doit également, de par la précision optimisée, depuis la phase Programmation / Esquisse / A.P.S. / A .P.D. / P.R.O., veiller à alerter l’équipe de Maitrise d’œuvre de tout dérapage ou évolution du budget global pour le contenir dans l’enveloppe fixée, sauf choix stratégique du Maitre d’Ouvrage. Ce chiffrage peut inclure l’exploitation à travers le Coût Global du bâtiment dans sa gestion et son entretien pour une durée déterminée.

 

Prévision et contrôle des coûts de travaux

La Méthode pour l’estimation d’analyse et de contrôle des coûts de construction immobilière est à la base des enseignements académiques et des logiciels professionnels pour l’économie de la construction.

 

L’Untec organise des formations à la Méthode Untec.

Télécharger la Méthode Untec

Se former à la Méthode Untec

Code de mesurement du Conseil européen des Economistes de la construction

 

Coûts constatés d’opérations réalisées

Observatoire UNTEC / EGF-BTP


Offices Costs model  ∨

Le CEEC a réalisé une modélisation européenne pour l’estimation du coût de construction des immeubles de bureau.

Office Cost Model


Caractériser un local industriel  ∨

Un questionnaire pour guider la réflexion du maître d’ouvrage et des concepteurs


Le coût global  ∨

Source : MEDDTL

Le Grenelle de l’Environnement comme la promotion des partenariats Public-Privé et du Contrat de Performance Energétique réactualisent l’intérêt des approches en coût global du service rendu par un bâtiment.

 

1) Définition

L’approche en coût global permet de prendre en compte les coûts d’un projet de construction au-delà du simple investissement, en s’intéressant à son l’exploitation (charges liées aux consommations énergétiques à la consommation d’eau ….), à la maintenance, au remplacement des équipements ou des matériaux mais également à la déconstruction du bâtiment.

 

Cette vision est d’autant plus importante que l’on estime que, pour certains bâtiments, le coût d’investissement d’une opération ne représente que 25% du coût total, la différence (75%) survenant au cours de la vie du bâtiment. Ces chiffres sont issus de l’étude « Ouvrages publics et Coût global » réalisée par la mission interministérielle de qualité des constructions publics (MIQCP) en janvier 2006.

 

Cette approche permet également de prendre en compte d’autres critères environnementaux et relatifs à la santé. On parle alors d’externalités. Les exemples les plus connus d’externalités sont les émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur l’environnement (biodiversité, eau…) ainsi que l’impact sur la santé des occupants.

 

Ces notions sont à relier à l’analyse du cycle de vie du bâtiment ou des éléments (matériaux…) le constituant, et à la gestion « verte » du chantier. L’analyse du cycle de vie consiste à évaluer l’impact d’un élément de la construction depuis l’extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication, jusqu’à son transport sur le chantier.

 

L’importance des choix réalisés au moment de la programmation par l’équipe du maître d’ouvrage s’avère primordiale. L’approche en coût global consiste à évaluer l’impact des choix du maître d’ouvrage à l’échelle de plusieurs dizaines d’années en termes de coûts différés, d’impacts sur l’environnement. Le maître d’ouvrage peut réaliser plusieurs variantes de projets en fonction de ses besoins pour les comparer ensuite selon différents critères qu’il aura définis. Le préalable à toute démarche en coût global est donc de définir les objectifs et de préciser les attentes du maître d’ouvrage.

 

La démarche en coût global permet également de valoriser les choix en faveur de l’environnement ou des économies d’énergie pour une opération pour laquelle un surcoût à l’investissement peut exister par rapport à une opération « classique ». En effet, cette vision à long terme permet de mettre en exergue les économies futures lors de l’exploitation du bâtiment.

 

2) Utiliser le coût global

L’estimation du coût global éclaire la décision notamment deux stades :

  • Le choix du projet,
  • L’analyse à postériori pour identifier des facteurs de variation et des stratégies de maîtrise budgétaires

 

Simulateur du MEDDTL


Conduire un projet  ∨

L’économiste ayant une vision transversale de l’élaboration d’un projet tant dans sa phase étude que dans sa phase réalisation des travaux, il seconde souvent le Maître d’œuvre (l’Architecte mandataire) pour répartir et délimiter les taches de chaque acteur de la maitrise d’œuvre, dans le cadre de sa mission d’économiste. Il est celui qui doit connaitre et anticiper les taches de chaque Corps d’Etat lors de la réalisation pour construire le planning général avec les renseignements donnés par les entreprises, suivre son exactitude et recaler les taches et opération des adjudicataires des marchés de travaux en fonction des aléas de chantier dans le cas d’une mission d’O.P.C.

La gestion des interfaces

Identifier et anticiper principales interfaces techniques, organisationnelles et objectifs à prendre en compte pour mener à bien une opération depuis la phase de programmation jusqu’à l’exploitation L’Agence Qualité Construction a réalisé une plaquette et un outil interactif très détaillé sur cette problématique si importante.

Plaquette interface

 

Conduite de projet : aspects juridiques 

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